Il semblerait que les indicateurs de l'activité touristique de la ville cet été ne soient pas au beau fixe !
Les hôteliers sont moroses, les commerçants aussi, et le directeur de l'Office du Tourisme n'est pas particulièrement optimiste sur cette saison touristique qui s'achève…
Quelques hypothèses sur cet état de fait circulent dans l'environnement municipal : la météo, la crise qui n'en finit pas, … Il est certain qu'en se cachant derrière ces arguments, il n'y a qu'à attendre, et le dynamisme touristique va surement bientôt ressurgir…
Mais devons nous attendre des jours meilleurs, et continuer de se contenter de compter le nombre d'étrangers franchissant la porte de ce si triste office du tourisme sur le cours Gimon (ce qui semble être le moyen de mesure municipal pour mesurer l'activité touristique de la ville !).
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Une entrée accueillante... |
panneau d'informations : moderne, tactile... en panne ! |
Bien sûr que non ! Avec bon sens, il nous serait très utile de faire une analyse de quelques situations et comportements. Ce qui permettrait de mieux comprendre ce marasme, et de prendre les mesures qui s'imposent.
Alors pourquoi Salon, ne profite-t-elle pas davantage de la manne touristique ; tandis que des villes comme Aix, Saint Rémy, Istres ou encore Arles font le plein, malgré la météo et la crise ; et que l'office départemental du tourisme annonce 2011 comme une très bonne année.
Certaines causes, évidentes et banales, valent pour Salon bien sûr, mais aussi, pour d'autres villes du département qui subissent aussi la raréfaction du touriste. Par exemple, la triste réputation, justifiée, de Marseille n'arrange pas les affaires du département dans ce domaine touristique où les gens sont avant tout sensibles aux conditions de sécurité.
Mais revenons à Salon :
Savez vous par exemple que la promotion de la ville ne s'est faite que dans quelques salons du tourisme mineurs en France et dans ceux, certes plus importants, des villes de Bruxelles et de Gênes !
Quand on sait que la Provence est un produit qui se vend très bien … dans les pays anglo-saxons, et aux Etats Unis particulièrement, on comprend le "léger" décalage envers une clientèle ciblée.
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un office du tourisme verdoyant... pour la célébration de la Libération |
Mais des façades négligées... |
Si ce n'est pas une cause directe, il faut savoir également que l'Office du Tourisme à Salon a vu défiler une bonne dizaine de directeurs pour cet office en moins de 20 ans (dont un certain Yann Rebbeck, qui a fait le bonheur de Saint Rémy jusqu'en 2006), ce qui révèle quand même déjà un certain manque de cohérence au plus haut niveau municipal qui se répercute sur le fonctionnement de cet Office…
Mais parlons des causes majeures qui dissuadent les touristes de venir chez nous :
D'abord et avant tout la sur-bétonisation démesurée de la ville, le surpeuplement de gens non impliqués dans la vie de la cité, et qui font qu'aujourd'hui, l'âme de notre Provence se dissout dans une nébuleuse impersonnelle et fade, où notre culture, notre patrimoine et nos paysages traditionnels ne sont plus reconnaissables, ni accessibles.
Parlons aussi de notre centre ville où les façades des immeubles aux volets toujours fermées, délabrées, et envahies par les câbles "en liberté" et les blocs de climatisation transpirent le manque de vie, et de convivialité.
Ce centre ville, où les magasins et restaurants low coast, aux enseignes défraichies et agressives ne proposent pratiquement plus de produits du terroir ou de qualité.
Est-il possible dans ces conditions, d'attirer des étrangers, avec du pouvoir d'achat, sachant que pour les hôtels aussi c'est le low coast qui s'impose, et que question musées c'est plutôt la pacotille qui domine (Grévin !!!…).
Ajoutons aussi un accueil souvent limité au strict minimum (voire pire), dans certains magasins ou restaurants ; des espaces ou jardins de détente inexistants ; un patrimoine abandonné (musée de la Crau) ; la panique pour la circulation dans de nombreux quartiers (due à des chantiers mal coordonnés) ; la propreté qui laisse à désirer et des tags omniprésents… et vous obtenez au final une qualité de vie pour des vacances qui ne peut qu'éloigner les touristes, qu'ils soient de passage ou résidants.
Ce ne sont donc pas des conditions conjoncturelles de météo ou de crise qui provoquent la décroissance touristique dans notre ville, mais bien des causes structurelles, pour la plupart imputables aux orientations urbanistiques et politiques choisies par la Municipalité actuelle.
Pierre PIEVE,
Président Salon Ecologie
On se souvient, l'année dernière, de la fronde qui avait succédé à l'annonce de la destruction de la piscine municipale, pour laisser le terrain à des promoteurs, en vue de constructions d'immeubles.
Bien sûr le maire avait reculé devant une pétition, très vite signée de plus de 1000 personnes, organisée par quelques adeptes du Centre Nautique qui n'admettaient pas cette décision idiote et mercantile.
Le bassin nautique est aujourd'hui ouvert depuis le premier mai, après un petit coup de neuf, et attire chaque jour davantage les amoureux des sports nautiques, les jeunes et moins jeunes, et ce, sans qu'aucune installation nouvelle de confort ou de jeu n'ait été installée.
Dans le même temps la piscine des Canourgues a été fermée au printemps, pour subir, elle, une véritable rénovation !
Pour cette rénovation on a parlé de 2 millions d'euros à investir, qui ont glissé vers les 2,5 millions, pour une réouverture en janvier 2012 !
Aujourd'hui, nous apprenons par la presse, que la piscine sera fermée quelques mois de plus…
Deux remarques pour les non initiés :
Pour revenir à ces travaux sur la Piscine des Canourgues, on a de quoi être surpris :
si on a la curiosité de se rendre sur le site on peut voir en effet que le chantier n'a pratiquement pas démarré ! Et donc la piscine ne sera pas opérationnelle avant mai ou juin 2012 !
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L'explication donnée par les responsables municipaux est hallucinante d'irresponsabilité :
alors que toute la préparation du chantier, incluant les appels d'offre, aurait du être terminée avant la fermeture de la piscine, en avril, on nous dit aujourd'hui que des "impondérables" ont empêchés le début des travaux en temps voulu !
Ainsi donc, la rénovation du toit ouvrant (indispensable pour le confort de ceux qui nagent ou de ceux qui y travaillent), prioritaire dans cette rénovation, n'a été décidée que tardivement remettant en cause tout le processus d'appel d'offre ! et décalant de 6 mois la fin du chantier !
Tant d'irresponsabilité, tant d'incohérence, tant de négligence auraient provoqué dans n'importe quelle entreprise, pour une opération similaire, des sanctions lourdes pour les chefs et sous chefs responsables.
A la Mairie de Salon on explique juste que c'est la fatalité, et que ce n'est la faute de personne. Quand à l'adjoint au Sport, il ne devait même pas être au courant de ce chantier !!!
On savait déjà que le sport n'avait pas les faveurs de la gestion municipale actuelle : mais force est de constater, que les activités aquatiques sont elles, vraiment traitées avec le plus grand des mépris !
A moins que l’incompétence ne soit une fatalité dans tous les domaines de la gestion municipale…
Pierre Pieve,
Président Salon Ecologie
Les problèmes de dérégulation financière qui entrainent les risques de krach boursier ont pour origine principale les déficits publics de nos pays !
La France, si elle n'est pas en première ligne dans cet affolement du système doit quand même, à très court terme, prendre des mesures d'économies, afin de réduire son déficit budgétaire.
Chacun a son idée pour réduire ce déficit :
٠ train de vie de l'état qu'il faut diminuer drastiquement,
٠ entreprises du CAC 40 qui doivent payer,
٠ suppression nécessaire des niches fiscales,
٠ augmentation de TVA
٠ …
La liste est longue…
Le fait est qu'il va falloir faire des coupes sombres et forcément douloureuses pour certains afin de retrouver un équilibre qui seul permettra à nos démocraties de survivre :
avant une réorganisation plus profonde et dans cette urgence, il me semble que chaque territoire, chaque ville française, chaque village, doit participer à cet effort, à cette démarche de recherche d'économie.
Car les ressources immenses qui tombent dans les caisses de toutes les collectivités françaises peuvent, et doivent, certainement aussi faire l'objet d'une réduction ou d'une réaffectation.
Certes l'exercice est délicat tant il met en jeu des emplois et des équilibres sociaux très fragiles.
Pourtant dans ce cadre, je pense que nos élus salonais pourraient décider d'une participation collective de la ville de Salon à cette recherche d'économie : en effet, les mois écoulés viennent de voir des décisions prises de très gros investissements sur la ville. On parle de plus de 30 millions d'euros d'argent public.
Argent public investi dans les seuls projets Morgan et Gare : sachant que ces projets sont quand même gigantesques et fastueux, très orientés en faveur d’entreprises privées (et bien peu d’emplois locaux) ; il serait, me semble-t-il, raisonnable pour le moins, d'en diminuer l'importance et l'ampleur, ne serait ce que de 20%, ce qui permettrait de faire encore de belles réalisations (surtout si l’on se donnait la peine de réfléchir et innover vraiment).
Ainsi, la ville de Salon, à elle seule, pourrait participer pour 6 millions d'euros à l’effort national et vital pour notre pays, sans que les salonais en soient réellement affectés.
J'ajouterai même à cette mesure phare que prendraient nos édiles, une contribution personnelle et symbolique de chaque élu, ne serait-ce que pour le côté exemplaire de leur engagement. Une réduction de 20 % des indemnités de chaque élu qui serait, à mon sens, un réel témoignage de solidarité nationale que montreraient à cette occasion les élus salonais.
Et pourquoi pas, avec un bon un éclairage médiatique, une bonne communication, cette mesure pourrait faire tâche d'huile et se propager… à tous les élus de France : imaginez alors l'image de la ville de Salon !
Pierre Piève,
Président Salon Ecologie
Mauvaise limonade pour le Maire si l'on en croit les milieux bien informés, mais aussi la presse locale.
Le projet de bétonisation de la Place Morgan, en l'état, a du plomb dans l'aile !
La vente des terrains municipaux ne semble pas se faire dans l'harmonie administrative, et les recours engagésont de grandes chances d'aboutir, et de retarder considérablement l'opération, qui pourrait ainsi ne pas être finalisée à l'échéance municipale 2014, voire 2015 si les dates des élections sont changées ! La nervosité du Maire lors du dernier Conseil Municipal en atteste.
Leader dans ce domaine des recours, l'ancien premier adjoint "renégat", Bernard Fraudin, imagine un projet plus simple, avec parking photovoltaïque et école de Musique (IMFP), ainsi qu'une médiathèque : on est déjà plus dans le raisonnable avec moins de mercantilisme, la conservation du patrimoine urbain, et avec une grande économie d'argent public aussi , puisque les sommes de 25 millions d'euros aujourd'hui provisionnées par la Mairie, pour cette opération seraient largement réduites !
Pour Salon Ecologie, on pourrait rajouter à ce projet, un espace bassin avec animaux, un jardin de plantes provençales, un jeu de boules ainsi que des jeux et un joli manège pour enfants.
Reste à espérer, d'abord que la justice donne raison à ceux qui combattent courageusement ce projet imbécile et que la voix de la raison, de l'économie, de l'écologie et de la biodiversité prenne définitivement le pas sur la voix du béton et de l'argent.
Pierre PIEVE,
Président Salon Ecologie
Salon perd sa Provence
L'air du temps… la pollution, l'urbanisation, les profits démesurés, mais aussi la perte de notre culture, de nos racines, de notre langage…
Nous n'y échappons pas à Salon, mais plus grave encore, ceux qui dirigent notre ville s'engouffrent frénétiquement dans ce chemin qui nous mène vers une disparition programmée de tout ce qui fait la richesse de notre cité : plus qu'ailleurs, on construit, on bétonne, on entasse dans des bâtisses sans âmes ni harmonie et on réduit les espaces où il faisait bon vivre.
La ville est sale et couverte de tags, et de plus en plus impraticable pour les vélos, au centre des fast foods et autre enseignes low cost se multiplient. Aucune idée nouvelle, aucun projet simple, mêlant savoir faire traditionnel et modernité, aucune recherche dans le bien être des gens…
La Provence, ses paysages, sa culture, ses traditions peu à peu se perdent à Salon.
Salon Ecologie, avec d'autres, refuse cette orientation, la dénonce, et soutient tous ceux qui luttent pour redonner à notre ville cette chaleur et cette convivialité qui se sont envolés…
Pierre PIEVE