Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 21:49

 

Le « Géant Casino » se déplace et s’agrandit en créant une galerie marchande et les projets commerciaux se multiplient sur la route de Miramas.

 

Salon Ecologie ne peut rester sans réaction face à cette menace de destruction des équilibres commerciaux, sociaux et écologiques, de la ville.

 

Les arguments qui concourent à multiplier les surfaces de ventes sont toujours les mêmes depuis des lustres… Résumons-les :

  • Stopper « l’immigration » commerciale des salonais vers Vitrolles.
  • Créer de la richesse fiscale pour la ville.
  • Créer des emplois dans le bassin de Salon

 

Des arguments, qui, il y a une vingtaine d’années auraient eu toute leur force, mais qui aujourd’hui ne résistent pas  à une analyse objective.

 

- D’abord, rares sont les créneaux de biens de consommation qui ne sont pas pourvus à Salon, même si nous n’avons pas le « pompon régional » en matière de restaurants ou hôtels « low cost », même si nous n’avons pas de grandes surfaces spécialisées en lunettes, jouets ou multimédias…

Ajoutons également que les achats sur internet se sont développés et participent aussi à cette « évasion commerciale » qui d’une manière ou d’une autre existera toujours.

 

- L’emploi est un autre argument massue que brandissent ces « politiciens aménageurs ». Mais que vaut-il dans un monde du travail où rationalisation et restructuration guident les politiques d’embauche de tous les grands groupes ?

La création de nouvelles surfaces de vente se fait en majeure partie avec des personnels du groupe, et les emplois créés, marginaux et peu payés, ne compensent pas les emplois perdus en centre ville à cause de ces implantations.

 

- Quand aux taxes et impôts que rapporteraient ces implantations, il faut en réduire la portée du fait d’abord de la disparition de la taxe professionnelle dès 2010 ; mais aussi et surtout en regard des pertes fiscales venant du centre ville.

 

Car la conséquence inéluctable et irrémédiable des ces implantations massives envisagées à Salon est la disparition des commerces du centre ville.

Les exemples ne manquent pas, et sans citer Vitrolles qui rassemble tous les excès à ne pas commettre dans une ville moyenne, prenons Martigues, ville riche, au pouvoir d’achat supérieur à celui de Salon (revenu fiscal médian, 17 281 € à Martigues, 16 145 € à Salon INSEE 2006), Martigues est un modèle en matière de surfaces de vente dans sa proche périphérie : pratiquement toutes les enseignes y sont représentées.

Mais Martigues n’a plus de commerce en centre ville. Martigues n’a plus de centre ville.

A l’inverse, le Maire d’Istres a compris ce phénomène et s’engage dans une revitalisation du centre de sa ville.

 

Ajoutons à ce « réquisitoire » l’aspect écologique qui n’est pas le moins important, puisque la réduction des terrains agricoles envisagée va gravement perturber la « vie » de la nappe phréatique, et donc la « vie » de l’agriculture de proximité. Celle justement que les « politiques » devraient protéger et surtout aider à se développer autour de villes comme Salon.

 

Pour Salon Ecologie les crises économiques et écologiques graves que nous subissons doivent inciter les élus locaux aussi, Michel Tonon et Yves Vidal en particulier, à changer leur approche de la vie politique, et leur vision des choses : ils doivent présenter des projets d’aménagement de la ville où l’écologie et le respect de la nature dépassent les intérêts mercantiles et politiciens

 


 Pierre Piève, Salon Ecologie
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Par Salon Ecologie
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 20:19

L’absence totale des considérations écologiques dans les débats sur les grands projets qui concernent la ville nous amène à poser cette question.

 

Un des exemples les plus frappants, qui conditionne pourtant le devenir de notre ville est le débat sur l’urbanisme, avec la mise en place du prochain PLU (Plan Local d’Urbanisme). Il est clair que la volonté de l’équipe municipale actuelle est de s’engager dans une urbanisation dure, une « vitrollisation » de Salon !

 

Rappelons que la ceinture verte, côté Bel Air, déjà largement amputée, fait encore l’objet de projets commerciaux et immobiliers « grandioses ». Que par ailleurs la politique de densification urbaine actuelle aboutit à la construction d’immeubles sur la moindre parcelle de terrain constructible !

 

L’objectif d’une ville de 50 000 habitants est clairement affiché à très court terme, soit une augmentation de l’ordre de 20 %.

 

Dans ces conditions :

-    Comment imaginer que les fragiles équilibres écologiques (la nappe phréatique en particulier), ne soient pas menacés !

-     Comment imaginer que tous les réseaux, infrastructures et équipements nécessaires à une bonne qualité de vie pour tous les habitants soient financés et réalisés.

 

Eclairons le débat en rappelant quelques faits et chiffres, concernant l’état critique de notre environnement en région Paca, dans les Bouches du Rhône et à Salon :

 

Les zones littorales et rétro-littorales (comme Salon) de la région ont un espace cinq fois plus urbanisé que la moyenne française. Dans les Bouches du Rhône la densité de la population frôle déjà les 400 habitants par km2 (à comparer au 153 en moyenne régionale, 112 pour la France). Pour Salon la densité atteignait déjà 571 habitants par km2 en 2006.

 

Tous les indicateurs environnementaux sont orientés de manière négative, et on assiste, notamment à Salon à une cannibalisation anarchique des espaces agricoles et naturels, par les espaces artificiels et urbains.

 

Dans ce contexte :

-      Les émissions de gaz à effet de serre sont en augmentation (11,81 millions de tonnes en 2002, 12 millions de tonnes en 2007) et les alertes à la pollution sont plus fréquentes en Paca que partout ailleurs en France. Notamment dus à la densification de la circulation.

-      La région produit plus de déchets ménagers que la moyenne nationale (503 kg/an/habitant contre 482 au niveau national) avec un taux de réutilisation des matériaux dérisoire… et la multiplication de la mise en décharges qui restent des sources de pollutions permanentes très importantes.

 

Par ailleurs, dans la Région, nous consommons de plus en plus d’énergie et aggravons notre dépendance vis-à-vis de nos approvisionnements extérieurs (10,85 % d’auto suffisance en 2002 ; 9,6 % en 2007 !). Les énergies propres ou renouvelables sont encore très marginales.

 

Face à cette situation dégradée pourquoi continuer cette expansion effrayante lorsque l’on est en charge d’une ville comme Salon de Provence ?

Nos édiles n’ont pas bien reçu les messages des Al Gore, Yann Arthus Bertrand, et autres Nicolas Hulot ! Et la crise n’a modifié en rien leur comportement et leur manière d’aborder la politique de la ville !

 

Chacun de nous doit bien prendre la mesure des dangers d’une telle politique urbaine et il ne faut pas attendre de lointaines élections municipales pour faire comprendre à ces gestionnaires du passé qu’ils doivent changer de cap.

 

Une prise de conscience massive de la part des Salonais est indispensable, pour qu’ils expriment leur avis, début 2010, au moment de la préparation du PLU et ils doivent saisir cette opportunité pour manifester leur désaccord face à cette politique irrespectueuse de leur environnement et d’eux-mêmes.

 

Mais ils pourront également le faire au moment des élections régionales, en mars 2010, en votant massivement pour la liste « Provence Ecologie » de l’Alliance Ecologiste Indépendante, qui propose d’autres schémas d’urbanisation et de développement.


Pierre PIEVE, Salon Ecologie
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Par Salon Ecologie - Publié dans : Urbanisme
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 20:15

La création de Salon Ecologie vient combler un vide dans la ville de Salon (mais aussi dans le pays salonais) où l’absence d’écologistes dans la municipalité se fait cruellement sentir.

 

L’objet de Salon Ecologie est « de rassembler toutes les personnes désireuses d’exprimer et de défendre leur point de vue sur l'écologie, l'environnement et plus largement le cadre de vie dans l'ensemble du pays salonais... »

 

Association politique au sens originel et noble du mot (gestion des affaires de la cité), Salon Ecologie ne se réclame pas d’une idéologie de droite ou de gauche. Seules les considérations écologiques, concrètes, pragmatiques orientent sa ligne de conduite, ses prises de position, son action.

Dans ce schéma la notion de qualité de la vie – qui ne va pas toujours de pair avec celle de « facilité de la vie »- sera essentielle. Celle de préservation du cadre de vie jouera également un grand rôle.

 

Loin d’être un rassemblement d’intégristes opposés à la science et à la modernité Salon Ecologie ne cautionnera pas des projets où l’argent, la rentabilité et la consommation seront les seuls moteurs des décisions des élus.

 

Nous espérons qu’un grand nombre des salonais (et d’habitants du pays salonais) viendront rejoindre Salon Ecologie afin que nos élus locaux prennent en compte les considérations écologiques que leur populisme et leur souci majeur de se faire réélire leur font parfois oublier.

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Par Salon Ecologie - Publié dans : Salon Ecologie
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Salon Ecologie

Le mot du Président

pierre3.jpgSalon perd sa Provence

 

L'air du temps… la pollution, l'urbanisation, les profits démesurés, mais aussi la perte de notre culture, de nos racines, de notre langage…

Nous n'y échappons pas à Salon, mais plus grave encore, ceux qui dirigent notre ville s'engouffrent frénétiquement dans ce chemin qui nous mène vers une disparition programmée de tout ce qui fait la richesse de notre cité : plus qu'ailleurs, on construit, on bétonne, on entasse dans des bâtisses sans âmes ni harmonie et on réduit les espaces où il faisait bon vivre.

La ville est sale et couverte de tags, et de plus en plus impraticable pour les vélos, au centre des fast foods et autre enseignes low cost se multiplient. Aucune idée nouvelle, aucun projet simple, mêlant savoir faire traditionnel et modernité, aucune recherche dans le bien être des gens…

La Provence, ses paysages, sa culture, ses traditions peu à peu se perdent à Salon.

Salon Ecologie, avec d'autres, refuse cette orientation, la dénonce, et soutient tous ceux qui luttent pour redonner à notre ville cette chaleur et cette convivialité qui se sont envolés…


Pierre PIEVE

 

Pierre PIEVE

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