Le « Géant Casino » se déplace et s’agrandit en créant une galerie marchande et les projets commerciaux se multiplient sur la route de Miramas.
Salon Ecologie ne peut rester sans réaction face à cette menace de destruction des équilibres commerciaux, sociaux et écologiques, de la ville.
Les arguments qui concourent à multiplier les surfaces de ventes sont toujours les mêmes depuis des lustres… Résumons-les :
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Stopper « l’immigration » commerciale des salonais vers Vitrolles.
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Créer de la richesse fiscale pour la ville.
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Créer des emplois dans le bassin de Salon
Des arguments, qui, il y a une vingtaine d’années auraient eu toute leur force, mais qui aujourd’hui ne résistent pas à une analyse objective.
- D’abord, rares sont les créneaux de biens de consommation qui ne sont pas pourvus à Salon, même si nous n’avons pas le « pompon régional » en matière de restaurants ou hôtels « low cost », même si nous n’avons pas de grandes surfaces spécialisées en lunettes, jouets ou multimédias…
Ajoutons également que les achats sur internet se sont développés et participent aussi à cette « évasion commerciale » qui d’une manière ou d’une autre existera toujours.
- L’emploi est un autre argument massue que brandissent ces « politiciens aménageurs ». Mais que vaut-il dans un monde du travail où rationalisation et restructuration guident les politiques d’embauche de tous les grands groupes ?
La création de nouvelles surfaces de vente se fait en majeure partie avec des personnels du groupe, et les emplois créés, marginaux et peu payés, ne compensent pas les emplois perdus en centre ville à cause de ces implantations.
- Quand aux taxes et impôts que rapporteraient ces implantations, il faut en réduire la portée du fait d’abord de la disparition de la taxe professionnelle dès 2010 ; mais aussi et surtout en regard des pertes fiscales venant du centre ville.
Car la conséquence inéluctable et irrémédiable des ces implantations massives envisagées à Salon est la disparition des commerces du centre ville.
Les exemples ne manquent pas, et sans citer Vitrolles qui rassemble tous les excès à ne pas commettre dans une ville moyenne, prenons Martigues, ville riche, au pouvoir d’achat supérieur à celui de Salon (revenu fiscal médian, 17 281 € à Martigues, 16 145 € à Salon – INSEE 2006), Martigues est un modèle en matière de surfaces de vente dans sa proche périphérie : pratiquement toutes les enseignes y sont représentées.
Mais Martigues n’a plus de commerce en centre ville. Martigues n’a plus de centre ville.
A l’inverse, le Maire d’Istres a compris ce phénomène et s’engage dans une revitalisation du centre de sa ville.
Ajoutons à ce « réquisitoire » l’aspect écologique qui n’est pas le moins important, puisque la réduction des terrains agricoles envisagée va gravement perturber la « vie » de la nappe phréatique, et donc la « vie » de l’agriculture de proximité. Celle justement que les « politiques » devraient protéger et surtout aider à se développer autour de villes comme Salon.
Pour Salon Ecologie les crises économiques et écologiques graves que nous subissons doivent inciter les élus locaux aussi, Michel Tonon et Yves Vidal en particulier, à changer leur approche de la vie politique, et leur vision des choses : ils doivent présenter des projets d’aménagement de la ville où l’écologie et le respect de la nature dépassent les intérêts mercantiles et politiciens
Pierre Piève, Salon Ecologie
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Salon perd sa Provence