Les problèmes de dérégulation financière qui entrainent les risques de krach boursier ont pour origine principale les déficits publics de nos pays !
La France, si elle n'est pas en première ligne dans cet affolement du système doit quand même, à très court terme, prendre des mesures d'économies, afin de réduire son déficit budgétaire.
Chacun a son idée pour réduire ce déficit :
٠ train de vie de l'état qu'il faut diminuer drastiquement,
٠ entreprises du CAC 40 qui doivent payer,
٠ suppression nécessaire des niches fiscales,
٠ augmentation de TVA
٠ …
La liste est longue…
Le fait est qu'il va falloir faire des coupes sombres et forcément douloureuses pour certains afin de retrouver un équilibre qui seul permettra à nos démocraties de survivre :
avant une réorganisation plus profonde et dans cette urgence, il me semble que chaque territoire, chaque ville française, chaque village, doit participer à cet effort, à cette démarche de recherche d'économie.
Car les ressources immenses qui tombent dans les caisses de toutes les collectivités françaises peuvent, et doivent, certainement aussi faire l'objet d'une réduction ou d'une réaffectation.
Certes l'exercice est délicat tant il met en jeu des emplois et des équilibres sociaux très fragiles.
Pourtant dans ce cadre, je pense que nos élus salonais pourraient décider d'une participation collective de la ville de Salon à cette recherche d'économie : en effet, les mois écoulés viennent de voir des décisions prises de très gros investissements sur la ville. On parle de plus de 30 millions d'euros d'argent public.
Argent public investi dans les seuls projets Morgan et Gare : sachant que ces projets sont quand même gigantesques et fastueux, très orientés en faveur d’entreprises privées (et bien peu d’emplois locaux) ; il serait, me semble-t-il, raisonnable pour le moins, d'en diminuer l'importance et l'ampleur, ne serait ce que de 20%, ce qui permettrait de faire encore de belles réalisations (surtout si l’on se donnait la peine de réfléchir et innover vraiment).
Ainsi, la ville de Salon, à elle seule, pourrait participer pour 6 millions d'euros à l’effort national et vital pour notre pays, sans que les salonais en soient réellement affectés.
J'ajouterai même à cette mesure phare que prendraient nos édiles, une contribution personnelle et symbolique de chaque élu, ne serait-ce que pour le côté exemplaire de leur engagement. Une réduction de 20 % des indemnités de chaque élu qui serait, à mon sens, un réel témoignage de solidarité nationale que montreraient à cette occasion les élus salonais.
Et pourquoi pas, avec un bon un éclairage médiatique, une bonne communication, cette mesure pourrait faire tâche d'huile et se propager… à tous les élus de France : imaginez alors l'image de la ville de Salon !
Pierre Piève,
Président Salon Ecologie